mis en écriture par Frédéric Sabrou

mise en scène Isabelle Starkier

 

costumes : Anne Bothuon et Jean-Pierre Benzekri

composition musicale : Amnon Beham

distribution (par ordre alphabétique) : Mélanie Depuiset, Stéphane Miquel, Alain Szygenda

création : 2006 - durée : 1h

l'histoire

Voici le dompteur de pieds, les funambules qui se croisent sur un fil à sens unique, un numéro exceptionnel de dressage  d’hommes, les acrobates de la chanson, les  trapézistes du sommeil… Les numéros sont ratés d'avance car au Cirque Tok, ils ont tous des tics et des complexes. C’est le cirque de notre  petit inconscient, pour petits et grands –  chacun reconnaîtra le(s)  sien(s).

Le Cirque Tok : une façon de rire du cirque mode, du cirque « branché tendance ». Pour réinvestir le cirque par le théâtre, par ses clowns (trop souvent évincés) qui savent aussi bien jouer des mots que de la musique… Pour penser le cirque à travers le théâtre, comme une représentation de l’autre côté du miroir, là où l’humanité rit d’elle-même, de ce qu’elle croit savoir faire ou veut savoir faire alors qu’elle sait faire toute autre chose : donner ses rêves à voir qui sont aussi beaux que ses ratages…

Ce spectacle est mené par une troupe de comédiens formés chez Lecoq qui fricotent tous avec un des arts du cirque et pratiquent un instrument (trompette, accordéon, percussion…). Les costumes, des  formes géométriques et colorées, évoquent à la fois Chagall et Découflé et constituent aussi le décor de ce spectacle régi par un seul principe : improviser à partir de mots d’auteur, d’images, de croquis pour défricher les grandes lignes des numéros puis structurer ces situations dramatiques sous l’œil du metteur en scène, la plume de l’auteur et l’oreille du compositeur, avec des costumes qui, eux aussi, vont jouer leur rôle.


galerie photos

            

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crédits photographiques: Jean-Pierre Benzekri

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fiche technique

Le dossier de diffusion

échos presse

Telerama Sortir (N° 3111 – septembre 2009) : 

"De qui, de quoi rit-on quand tous les numéros sont ratés d’avance ? Un regard ironique et théâtral sur le cirque intime. Femme de théâtre tout terrain, Isabelle Starkier entre en piste pour la première fois. Sans coup férir et sans rien perdre de ses convictions. Peut-être un rien désinvolte. « Le Cirque Tok, reconnaît-elle, est un spectacle atypique, une contre-proposition à l’engouement du public et de l’institution pour le cirque ». Elle pense en effet que les arts de la piste, comme ceux de la rue, devenus un peu trop à la mode, ont vocation à remplacer le théâtre. « Dans cette société où l’image évince le mot, on nous pousse dehors, nous, gens de théâtre. On nous incite à ne pas faire top de bruit, à ne pas prendre trop de place ». Avec l’auteur, Frédéric Sabrou, elle a réuni un équipage, à la fois pittoresque et pitoyable, qui rate tous ses numéros : un dompteur de pieds, un lanceur de couteaux réduit à lancer des poireaux, des funambules qui se croisent sur un fil à sens unique, des acrobates de la chanson, des trapézistes du sommeil… « Ils ont tous des tics et des complexes. C’est une représentation de l’humanité, de ce qu’elle croit savoir faire. De ses rêves et de ses ratages ». Une représentation peu indulgente, ironique aussi. Isabelle Starkier, qui, d’ordinaire, fréquente Marivaux, Shakespeare, Brecht ou Feydeau, a l’intime conviction de pouvoir réinvestir le cirque par le théâtre. Par ses clowns, principalement. Enfant déjà, elle ne voyait qu’eux sur la piste. « J’attendais ce moment désuet et inévitable où l’auguste surgissait. Je me souviens tout particulièrement de Whisky. J’étais fascinée par la tragédie et le grotesque de sa situation ». Coutumière d’un théâtre aux formats indisciplinés, dans des lieux aussi inhabituels qu’un appartement, une maison de quartier, un hôpital ou une prison, la directrice artistique du Star Théâtre a choisi de monter un spectacle itinérant pouvant être joué n’importe où. Pour touche un public qui ne va pas au théâtre, par méconnaissance ou par crainte. Et peut-être pas davantage au cirque !"

Thierry Vincent.